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Ces Superwomen qui ont défendu les droits des Femmes

Mes chères ladies, cette semaine a vu la célébration de la journée internationale de la femme le 08 Mars. Aujourd’hui les femmes jouissent à une quasi égalité des mêmes droits que les hommes ; mais il n’en a pas toujours été ainsi. L’occasion nous est donc donnée de vous parler des femmes qui, au fil des années, que dis-je ; des décennies, en France et dans le reste du monde, ont militées et se sont battues pour les droits des femmes et pour certaines au péril même de leur vie. L’équipe se Superwoman vous a fait une sélection de 13 femmes des plus remarquables dans la défense des droits des femmes à travers le globe.

 

En France

1- Simone veil

droits des femmesNée dans une famille juive, elle est déportée à Auschwitz à l’âge de 16 ans, durant la Shoah, où elle perd son père, son frère et sa mère. Rescapée avec ses sœurs Madeleine et Denise, elles aussi déportées, elle épouse Antoine Veil en 1946 puis, après des études de droit et de science politique, entre dans la magistrature comme haut fonctionnaire.

En 1974, elle est nommée ministre de la Santé par le président Valéry Giscard d’Estaing, qui la charge de faire adopter la loi dépénalisant le recours par une femme à l’interruption volontaire de grossesse (IVG), loi qui sera ensuite couramment désignée comme la « loi Veil ». Elle apparaît dès lors comme icône de la lutte contre la discrimination des femmes en France.

2- Hubertine Auclert

droits des femmesMarie Anne Hubertine Auclert est née dans une famille aisée, cinquième enfant d’une fratrie de sept, au hameau de Tilly de la commune de Saint-Priest-en-Murat1.

Son combat est motivé comme suit : « Je suis presque de naissance une révoltée contre l’écrasement féminin, tant la brutalité de l’homme envers la femme, dont mon enfance avait été épouvantée, m’a de bonne heure déterminée à revendiquer pour mon sexe l’indépendance et la considération ».

Elle monte à Paris à une époque où la chute de Napoléon III et l’avènement de la Troisième République ouvrent la voie à l’activisme des femmes qui exigent des changements dans le code Napoléon en faveur de l’éducation, de l’indépendance économique pour les femmes, du divorce, du droit de vote, etc. En 1876, elle fonde la société Le droit des femmes qui soutient le droit de vote pour les femmes et qui devient en 1883 la société Le suffrage des femmes. En 1908, les Françaises mariées ont finalement reçu le contrôle de leurs propres salaires. Considérée comme une figure centrale dans l’histoire du mouvement des droits des Françaises, Hubertine Auclert a poursuivi son activisme jusqu’à sa mort.

3- Simone de Beauvoir

Simonne Lucie Ernestine Marie Bertrand de Beauvoir1 est la fille de Georges Bertrand de Beauvoir, éphémère avocat et comédien amateur, et de Françoise Brasseur, jeune femme issue de la bourgeoisie verdunoise.

En 1949, elle obtient la consécration en publiant Le Deuxième Sexe. Le livre se vend à plus de 22 000 exemplaires dès la première semaine, occasionne la publication des articles contradictoires de Armand Hoog (contre) et de Francine Bloch (pour) dans la revue La Nef, et fait scandale au point que le Vatican le mette à l’index. François Mauriac écrira aux Temps modernes : « à présent, je sais tout sur le vagin de votre patronne ». Le livre est traduit dans plusieurs langues et aux États-Unis, se vend à un million d’exemplaires et nourrit la réflexion des principales théoriciennes du Women’s Lib18. Beauvoir devient la figure de proue du féminisme en décrivant une société qui maintient la femme dans une situation d’infériorité. En totale rupture avec l’essentialisme, son analyse de la condition féminine à travers les mythes, les civilisations, les religions, l’anatomie et les traditions fait scandale, et tout particulièrement le chapitre où elle parle de la maternité et de l’avortement, assimilé à un homicide à cette époque. Quant au mariage, elle le considère comme une institution bourgeoise aussi répugnante que la prostitution lorsque la femme est sous la domination de son mari et ne peut en échapper.

Simone de Beauvoir est souvent considérée comme une théoricienne importante du féminisme, et a participé au mouvement de libération des femmes dans les années 1970.

 

En Amérique du Nord et du Sud

 

4- Emily Howard Stowe

Emily Stowe, née Emily Howard Jennings (1er mai 1831 – 29 avril 1903), est l’une des deux premières femmes médecins à exercer au Canada. Militante pour les droits des femmes et le droit de vote, elle a contribué au mouvement du suffrage des femmes au Canada et a fait campagne pour la première université de médecine pour femmes au Canada1

5- Esther de Mézerville

Esther de Mézerville Ossaye, née le 29 avril 1885 au Guatemala et morte en 1971, est une enseignante, féministe et militante. Elle a passé la majeure partie de sa vie au Costa Rica, où elle a milité pour obtenir le droit de vote des femmes.

 

En Europe

6- Christabel Pankhurst

droits des femmesChristabel Harriette Pankhurst (22 septembre 1880 – 13 février 1958) est une suffragette anglaise cofondatrice de la Women’s Social and Political Union (WSPU).

Après avoir suivi des études secondaires au lycée pour jeunes filles de Manchester comme ses deux sœurs, elle participe à la fondation de la WSPU aux côtés de sa mère en 1903. Son action en tant que suffragette l’a amené, entre autres, à participer à une manifestation surprise dans un meeting du Parti Libéral en 1905 pour pointer du doigt la ligne du parti concernant le vote des femmes. Elle et Annie Kenney furent arrêtées à cette occasion pour trouble à l’ordre public et préfèrent la peine de prison à l’amende lors de leur procès. Leur action fut médiatisée et permis de grossir significativement les rangs de la WSPU

7- Sophie Adlersparre

Carin Sophie Adlersparre née Leijonhufvud (Helgerum en Suède, 6 juillet 1823 – 27 juin 1895), était une militante des droits des femmes, éditeur, rédacteur en chef et écrivain. Avec Fredrika Bremer et Rosalie Roos, elle est reconnue comme l’une des trois plus importantes pionnières du féminisme en Suède.

 

En Afrique

8- Aïcha Belarbi

droits des femmesAïcha Belarbi, née en 1946 à Salé, est une sociologue, diplomate, et militante pour les droits des femmes marocaines

Elle est membre fondatrice de la section féminine de l’union socialiste des forces populaires et elle y est membre du conseil national

De 1987 à 2003, elle dirige le «Collectif approches», collection dédiée aux recherches sur la situation et le statut des femmes marocaines dans la société, qui a publié dix ouvrages aux éditions Le Fennec.

En 2014, elle reçoit le trophée des défenseures des droits humains d’Amnesty International Maroc en reconnaissance de sa contribution à la consolidation et la protection des droits humains.

9- Mona Eltahaw

droitMona Eltahawy (en arabe : منى الطحاوى), née le 1er août 1967 (50 ans) à Port-Saïd en Égypte, est une journalisteécrivainemilitante féministeactiviste et commentateur freelance égypto-américaine basée au Caire et à New York.

Elle a écrit des essais et des éditoriaux pour les publications dans le monde entier sur l’Égypte et le monde islamique, y compris les problèmes des femmes et les affaires politiques et sociales. Son travail est paru notamment dans le Washington PostThe New York TimesChristian Science Monitor et le Miami Herald.

Elle a aussi été analyste, invitée à la radio et à la télévision et a également parlé publiquement dans des universités, des tables rondes et des rencontres interreligieuses sur les droits humains et la réforme du monde islamique, le féminisme et les relations islamo-chrétiennes. Elle parle au nom des droits des femmes dans le monde arabe et s’oppose aux mutilations génitales féminines.

10- Meaza Ashenafi

droitMeaza Ashenafi a été juge à la Haute Cour d’Éthiopie entre 1989 et 1992. En 1993, elle a été nommée conseillère juridique par la Commission éthiopienne de la Constitution.  En 1995,  Ashenafi a fondé l’association éthiopienne de femmes d’avocats (EWLA), et est devenu son directeur exécutif. Par ses contacts légaux, elle a joué un rôle dans la campagne pour les droits des femmes en Ethiopie ; Son groupe de défense des droits des femmes en Éthiopie comptait environ 45 avocats diplômés en 2002

Dans un discours prononcé en 2009, Ashenafi s’est exprimé ouvertement sur les stéréotypes auxquels les femmes sont confrontées dans la société éthiopienne, accusant les proverbes amhariques de la façon dont les femmes sont perçues, les décrivant comme délicates et faibles.

 

En Asie

11- Margaret Cousins

Margaret Elizabeth Cousins, née Gillespie, également connue sous le nom de Gretta Cousins (1878–1954), est une éducatricesuffragette et théosophe indoirlandaise. Elle organisa la Conférence de toutes les Femmes Indiennes en 1927

12- Malala Yousafzai

femmeMalala Yousafzai ou Malala Yousufzai (en ourdou : ملالہ یوسف زئی) est une militante pakistanaise des droits des femmes, née le 12 juillet 1997 à Mingora, dans la province de Khyber Pakhtunkhwa, où les talibans locaux interdisaient aux filles de fréquenter l’école.

En 2014, âgée de 17 ans, elle obtient le Prix Nobel de la paix avec l’Indien Kailash Satyarthi, ce qui fait d’elle la plus jeune lauréate de l’histoire de ce prix.

13- Sarojini Sahoo

femmeSarojini Sahoo (née en 1956) est une écrivaine féministe indienne qui a reçu le Prix de l’Académie Sahitya d’Odisha en 1993, le Prix Jhankar en 1992, le Prix de la Foire du Livre de Bhubaneswar et le Prix Prajatantra. Sarojni est une figure emblématique et formatrice d’opinion en matière de féminisme dans la littérature indienne contemporaine.

Sa nouvelle Gambhiri Ghara (La Chambre obscure) a été un bestseller en littérature Oriya. Ses nouvelles sont réputées pour leur franchise sur la sexualité et leur perspective féministe. Cette nouvelle a été traduit en Bengali (Bangladesh) sous le titre Mitya Gerosthali(ISBN 984-404-287-9) et a été publiée par Anupam Prakashani, DhakaBangladesh, en 2007. Elle a déjà été traduite en anglais par Mahendra Dash

 

Vous voilà donc Mesdames davantage éclairées sur celles qui ont consacré hier comme aujourd’hui, leurs vies pour restaurer à la femme sa place dans la société sous tous les cieux. Puissent-elles vous inspirer et vous encourager à rester toujours la tête haute et le poing levé devant les vicissitudes que vous pourrez rencontrer dans vos vies de FEMME.

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